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3 couches or not 3 couches, telle est la question…

Article provenant du magasine SNOW spécial wear 2009.

 

 

 

 

 

 

 

Apparu vers le milieu des années 80, le système des 3 couches est encore d’actualité aujourd’hui, il suffit d’ouvrir un catalogue de vêtements techniques pour s’en assurer.

 

 

Il est toujours bon de rappeler comment fonctionne cet assortiment de plusieurs vêtements capables de garder au chaud et au sec un snowboardeur, même dans des conditions climatiques difficiles.

 

 

La 1ère couche : 

 

 

Elle est constituée d’un sous-vêtement technique, qui va permettre l’évacuation de l’humidité due à la transpiration. Son rôle est de conserver le corps au sec.

 

 

La 2è couche :

 

 

Joue le rôle d’isolant thermique. Ce sera par exemple une veste en polaire ou en Primaloft ; elle permet de rester au chaud tout au long de la journée, tout en étant également respirante afin de ne pas bloquer l’action de la première couche.

 

 

La 3è couche et la dernière :

 

 

Elle sera la partie extérieure et visible, la veste technique. Elle va permettre de protéger le snowboardeur contre les agressions extérieures (vent, neige, pluie).

 

 

Venue tout droit du monde de l’alpinisme et de la haute montagne, cette approche de l’habillement s’est démocratisée dans les années 90 pour offrir des produits techniquement très fiables à la majorité des nsowboardeurs.

 

 

Mais depuis quelques années, d’autres choix s’ouvrent au commun des riders. Le lancement de la collection textile SALOMON au début des années 2000, très différent de ce qui existait alors ouvre de nouvelles perspectives. Partant du principe que la majorité des snowboardeurs ne pratique que par beau temps, la marque réinvente totalement l’approche de l’habillement de snowboard, lance le principe de softshell et base sa collection sur une tendance fortement inspirée de la mode citadine (velours, tissu en peau de pêche…).

 

 

Les softshells sont des vestes légères et confortables qui peuvent par beau temps remplacer les deux dernières couches, ou servir de deuxième couche dans les conditions plus difficiles. Doublées, elles permettent d’assurer le maintien de la chaleur, tout en étant déperlantes et coupe-vent pour faire face aux petits aléas climatiques. La plupart des fabricants proposent à l’heure actuelle ces produits, adaptés à la pratique du snow de printemps mais également à bon nombre d’autres activités, de montagne ou non.*Un système innovant présenté par la société Gore et adapté par les fabricants Oakley et Rossignol, le Air Vantage, touche également aux limites du système 3 couches. Son principe est de pouvoir gonfler à l’aide de la bouche sa veste afin d’augmenter son pouvoir isolant et sa capacité à garder le corps au chaud. La veste joue donc le rôle de couche extérieure et d’isolation thermique à la fois, tout en assurant une imperméabilité parfaite.

 

 

Il est également possible d’adapter le système 3 couches en faisant varier l’épaisseur de la couche intermédiaire, voire carrément en l’enlevant lors de fortes chaleurs. C’est sur ce créneau d’utilisation et celui des softshells que sont apparues les vestes 3 en 1, des vêtements techniques avec deuxième couche intégrée et amovible.

 

 

Il existe donc de multiples variantes au système 3 couches, qui apparaissent aujourd’hui plus adaptées à une pratique intensive du snowboard par tous les temps. La technicité et le confort apportés par les 3 couches permettent toutefois à « Monsieur Tout le monde » de ne pas passer de mauvais moments sur un télésiège ou en haut des remontées mécaniques en cas d’averses ou de coup de vent, même si l’on ne ride qu’une seule semaine par an. Il est bon de rappeler qu’en montagne il vaut toujours mieux avoir trop chaud qu’avoir trop froid…. 

 

 

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